LE BLOG DE LAIB AZEDINE- Editions de la Lettre Libre

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Retraite en rabe...

Regardez-nous ! Voyez-nous ! Nous ne sommes guère d'imperceptibles fantômes sans auréoles et sans qualité qui hantent les endroits déterminés des lieux, à ne languir jamais après les soleils et les rimes fondées de gratitude. Nous ne sommes guère des composites perdants, des vides vains et des révérants de secours pour des remplages mouvants, quant à toutes les bouffonneries gluantes, toujours les mêmes, et toujours d'étains. Toujours, tout le temps. Nous semblons de trop. Nous semblons de tort. Nous donnons à penser qu'en nul ciel jamais les vivants ne toucheront les morts. Qu'il faut sonner le tocsin: viser les yeux est fin au-dessus de leur for. La gentillesse est de fortitude et les brassades sont du décor. La maison ne récolte que les indigents grégaires, écharne les brigands pleins de pupilles et les gardiens de légendes insolubles dans le vin ou sous les porches obscènes. La maison n'aime pas. La maison étrangle les semences; elle efface les plis fourmillants de l'Immense, l'homme - sa fierté et sa haine. Elle éteint la flamme du cierge sans défaut et vaporise à néant le vrai qui devient faux. Puis, devrions-nous avec cela cheminer droit, la grandeur indolore et plate l'humiliation heureuse d'animaux du dehors ?

 



01/07/2013
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