LE BLOG DE LAIB AZEDINE- Editions de la Lettre Libre

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Les commerces indignes, le 02/01/2012

Les connexions humaines, le commerce d'amitiés, les rapports de consciences inaugurent les premiers développements de ce que l'on pourrait appeler assez vulgairement " de la politique". Lors même que deux individus au minimum entrent en fréquentation l'un avec l'autre, si courtoise soit-elle cette fréquentation, ils se donnent en gage l'un pour l'autre des valeurs, des paroles, et plus sérieusement des services actés, dont ils promettent le témoignage, voire la preuve en retour. Ils s'obligeraient presque à un contrat moral concerté dans la conduite avouée ou non d'une certaine affaire. L'affaire pouvant requérir de la complicité,ou plus singulièrement de l'opposition, de l'antipathie, ou de la haine.De sorte que nous pourrions,à partir de ces conditions posées,considérer qu'il n'existe nullement de relations entre les personnesabsolument affranchies, libres et désintéressées. Toue approche d'être humain est pour ainsi direl'entreprise d'une démarche, d'une négociation, fut-elle involontaire, à l'intention projetée de quelque chose, quelque but, quelque fin visés.  Pour autant, serait-il concevable de penser dénouer le lien de dépendance incommode, malsain qui rapproche des individualités? Peuvent-ils s'unir des hommes sans se consacrer des créances indisposantes à l'usage ? Sans se laisser surprendre par des inintelligences, des incompréhensions inutiles et destructrices ? Se trouve-t-il possible d'entrevoir de ces contacts humains sans les influencesréciproques qui leur sont communément jointes ? Nous croyons que oui. Et cela implique de mettre en rupture toute communauté d'affaire entre lespersonnes en rapport. De cette façon, il devient incontestable que les meilleures relations d'être à êtresont telles que les plus salutaires imposent de se brancher à l'autre tout en prenant en compte ce quecet autre a à dire, en lieu, sans la manière et l'époque; sans ne viser davantage quelque but pour soi-même ou pour lui, que le contenu de ce que l'on a à dire, à ce moment-là, en ce lieu là, pour ceque l'on est alors. 



02/01/2012
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