LE BLOG DE LAIB AZEDINE- Editions de la Lettre Libre

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L'intégrale, le 01/04/2012.

Assurément, les faits ont imposé aux esprits les plus mûrs et les plus réfléchis la certitude selon laquelle, dans l'ordre des communautés humaines habitant le nouveau monde d'aujourd'hui, une seule et unique condition se trouve absolument inéluctable au déroulement normal des contenus vitaux de l'Humanité. Cette condition est sans douleur. Cette condition est invisible. Elle est inoffensive pour qui ne sait s'en prémunir. Pour qui ne sait s'en avertir.

 

Une seule. Et pourtant, cette condition est l'Intégrale, la pleine essence essentielle du concert global des terres. Nous le certifions. Tout devient plus intelligible par elle, quand on la conçoit, quand on l'a conçue. Dans la réalité pensante, tout se parcourt et se sonde au moyen de l'examen méticuleux de ses procédés spéciaux et occultes, qui rendent moins denses et complexes les énigmes millénaires et ancestrales jusque-là jamais laissées.

 

Cette condition est un climat réglé. Elle est clause nette subordonnant tacitement l'état de toute chose. Elle est sans restriction la matrice déterminative des libres-arbitres tout entiers, libres-arbitres de n'importe quelle forme, de n'importe quel lieu et de n'importe quelle circonstance. Cette intégrale pourrait se reprendre brièvement ainsi : CAPITAL NON-ENTRAVé. Ou d'une autre façon: CAPITAL ANARCHISTE. Le Capital étant tout. L'absence de règles est alors pour ce dernier un Ordre précis.  Il se comprend comme l'ensemble des précautions, comme toutes les dispositions interdisant l'entrave à sa purulence. L'entrave est l'Adversaire qu'il faut réduire à sa merci ou concilier provisoirement. Le temps, qui sait, d'une vindicte moins onéreuse et plus confortable à venir. Et même les "désordres" deviennent encourageants. Même les chaos saccageants sont approuvés. Même les troubles ancrants sont ratifiés.

 

Le Capital n'éprouve rien. Il n'est ni plaisir, ni peine, ni goût, ni sentiment. Il n'est que son propre besoin irrépressible d'augmentation maladif en quantité, en qualité et en nombre. Il est sa propre puissance effroyable multiplicatrice, à l'infini le procréateur et la créature engendrée, dévastation et édification fatales de Nations, de frontières, de Peuples et de Légendes toujours provisoirement légitimes. Le Capital maîtrise le sort et la fin de l'Espèce. Qui le détient fait Empire. Qui le perd fait annexe de souveraineté principale. Sa Loi névralgique est la Morale; sa Loi est la Norme idéale; sa Loi est le Sens des signes, des codes et des choses en la Vie. Et le coeur de sa Loi répond des modalités toujours éphémères, nécessairement favorables à son intérêt supérieur à l'Humain, de se fructifier contre, pour, par et envers tout. 



04/04/2012
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