LE BLOG DE LAIB AZEDINE- Editions de la Lettre Libre

LE BLOG DE LAIB AZEDINE- Editions de la Lettre Libre

Du Dieu démoniaque ou le génie paradoxal # 8 Macabre sourdine.

 

Nous entendrons, puis, nous n’entendrons pas. Nous entendrons, puis, nous n’entendrons que cela. Les termes de la sainte vérité des temps se déroberont par compartiments inoffensifs et, d’autres fois, ils se joueront ici et là, les gammes réglées à l’attention d’un maître noir et secret. Il appartiendra même à la manœuvre des ténèbres de célébrer jusqu’au sens intelligible et au connu des effets et des causes qui existent. Le Droit se sortira d’un pouvoir étrange d’une impensable dissonie. Les faits se lègueront d’après une disposition dont on n’aura nulle idée, inspirée celle-ci de la création tactée du génie paradoxal. Le talent sera le traumatisme doux d’un éclatant système. La plupart des belles humanités se liquideront peu à peu le plus précieux de leurs âmes, de leurs émotions et de leurs tissus de sentiments engendrés par la grâce. Le souffle le plus fort de l’espèce se domptera sous l’empire d’une façon continuelle d’accepter et d’approuver tout ce qui s’imposera à lui. La légitimité s’obtiendra par le joug assidu et l’obligeance mortelle. La contrainte ne sera plus la grandeur d’intensité folle giclée dans le sang. Non ! La contrainte sera transcontinentale, ni essentielle, ni apparente. Elle relèvera d’un étouffoir invincible qui signe et assassine éperdument la Vie, la vraie.

 

La macabre sourdine de l’Être néfaste triomphera d’une géode de songes et d’assertions toujours plus en chair, longtemps plus ordures, plus enflées et plus fortes. La Raison des faits aura soin d’arranger la fiction d’une intelligence telle la mixtion d’une idée remarquable de tout un Art épatant. Nul n’entreverra le cycle composé de toute la Théorie, le réflexe des corps agissants et l’industrie flexueuse de l’engeance unanime qui veut accomplir à terme son régime suprême. Nul ne devine. Nul ne sait. En certaines circonstances, dans l’agora burlesque des condiments de ce bas-monde, se soutiendront les assauts et les renoncements les plus indiscutables comme les plus impossibles à saisir. Qu’importe ! Il plaira ceci à l’Essence, à quelconque prix. A quelconque mépris.

 

L’Essence ne dirigera attentivement jamais que la vue de son Dogme supérieur et haut. La vie sera pour Elle la tragique scène mouvante où les figurines idiotes des lieux parés ne se laisseront qu’agiter les buts rageants et les effets râleurs. Tandis que les impulsions les consisteront à réaliser ici et cela, les provocations les ranimeront chaque fois plus à faire éclater de nouveau la minimale existence. Sous l’éblouissante réverbération de mille comètes louches et douteuses fusant le ciel, puis égarant les esprits médiocres du seul Astre le plus clair et le plus brillant qui ne se capturera jamais.



02/12/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres